Quand mettre de l’engrais sur le gazon ? Deux moments comptent : le printemps, en mars ou en avril, quand l’herbe redémarre, et le début de l’automne, en septembre. Un apport d’été reste facultatif. En hiver, on ne fertilise pas. Voici le calendrier mois par mois, et les conditions à réunir le jour de l’épandage.
Quand mettre l’engrais gazon : le calendrier de l’année
| Période | État du gazon | Engrais | Dose |
|---|---|---|---|
| Mars à avril | Reprise de la pousse | Engrais de printemps, riche en azote | 50 g/m² |
| Mai à juin | Pleine pousse | Second apport de printemps si la pelouse pâlit | 50 g/m² |
| Juin à début juillet | Ralentissement | Engrais d’été, facultatif, sur gazon vert et arrosé | 40 g/m² |
| Canicule, sécheresse | Repos, herbe jaunie | Aucun apport | |
| Fin août à mi-octobre | Reprise, enracinement | Engrais d’automne, riche en potasse | 50 à 80 g/m² |
| Novembre à février | Repos hivernal | Aucun engrais ; chaulage possible si le sol est acide |
Ce calendrier vaut pour la moitié nord de la France. Dans le Midi, tout commence deux à trois semaines plus tôt au printemps et finit plus tard à l’automne. Fiez-vous à l’herbe plus qu’aux dates : on fertilise un gazon qui pousse.
Au printemps : le premier apport, le plus important
Le gazon consomme les deux tiers de son azote entre mars et juin. Le premier apport se fait quand le sol atteint 12 °C environ, c’est-à-dire après deux ou trois tontes. Avant, la terre est trop froide : un engrais organique y resterait en attente.
L’engrais gazon de printemps, riche en azote organique, s’épand à 50 g par mètre carré. Il agit environ trois mois. Si la pelouse reste pâle ou clairsemée, un second apport six semaines plus tard vaut mieux qu’une dose double en une fois.
Le printemps est aussi la saison de la scarification. Scarifiez d’abord, fertilisez ensuite : les granulés atteignent mieux le sol. La marche à suivre est dans scarifier sa pelouse.
En été : peu, ou pas du tout
Quand la chaleur s’installe, l’herbe ralentit. La pousser avec de l’azote la fragilise. Un apport d’été ne se justifie que sur une pelouse arrosée, qui reste verte et très utilisée.
L’engrais gazon d’été, à azote modéré et riche en potasse, se dose à 40 g par mètre carré, en juin ou au début de juillet, par temps frais. Pendant une canicule ou sur une pelouse jaunie, n’apportez rien : l’herbe est au repos et ne peut rien absorber.
À l’automne : préparer l’hiver
En septembre, les pluies reviennent, l’herbe repart et refait ses racines. C’est le second rendez-vous de l’année. Le gazon a alors besoin de potasse pour durcir ses tissus, et de peu d’azote.
L’engrais gazon d’automne s’épand de début septembre à la mi-octobre, à 50 g par mètre carré sur un gazon en bon état et jusqu’à 80 g sur un gazon affaibli ou scarifié. Ne reprenez pas un reste d’engrais de printemps : trop d’azote à cette saison donne une pousse tendre, que le froid et l’humidité abîment.
Septembre est aussi le meilleur mois pour ressemer. Les dates de semis sont détaillées dans quand semer du gazon.
En hiver : pas d’engrais
De novembre à février, le gazon ne pousse plus. Un engrais épandu sur sol froid ou gelé n’est pas absorbé. La seule intervention utile en hiver est le chaulage, si une mesure de pH montre que le sol est trop acide : voyez faut-il chauler sa pelouse.
Le programme simplifié : un seul engrais, trois fois par an
Si vous ne voulez pas gérer une formule par saison, l’engrais gazon universel s’épand à 50 g par mètre carré en mars ou avril, en juin et en septembre. Il apporte autant de potasse que d’azote. Le résultat est un peu moins marqué au printemps, mais le programme suffit à une pelouse familiale.
Les bonnes conditions le jour de l’épandage
- Un sol humide et une herbe sèche. Les granulés ne collent pas aux brins et descendent au sol.
- Une pluie annoncée, ou un arrosage juste après.
- Une pelouse tondue un ou deux jours avant.
- Ni gel, ni canicule, ni vent fort.
- Deux à trois semaines d’écart avec un chaulage, pour ne pas perdre d’azote.
Les travaux du jardin à cette période sont rappelés dans que faire au jardin en mars. Pour le choix de la formule et le calcul des quantités, reportez-vous à notre guide quel engrais pour le gazon.
En résumé
Un apport riche en azote en mars ou avril, un apport riche en potasse en septembre : ces deux rendez-vous suffisent à la plupart des pelouses. Ajoutez un apport en juin si le gazon pâlit ou s’il est très utilisé. Ne fertilisez ni en pleine chaleur ni en hiver, et arrosez toujours après l’épandage.
Questions fréquentes
Non. De novembre à février, l’herbe est au repos et le sol trop froid pour libérer un engrais organique. Un engrais minéral, lui, serait entraîné par les pluies avant d’être absorbé. Attendez la reprise de la pousse, en mars. Si vous voulez intervenir en hiver, mesurez le pH et chaulez si le sol est acide.
Après. Tondez un ou deux jours avant, puis épandez sur une herbe sèche et courte : les granulés atteignent le sol plus facilement. Arrosez ensuite. À la tonte suivante, ne ramassez pas l’herbe, pour ne pas aspirer les granulés encore en surface. Reprenez le ramassage à partir de la deuxième tonte.
Juste avant. La pluie dissout peu à peu les granulés et les fait descendre au pied des brins. Si aucune pluie n’arrive dans les deux jours, arrosez. Évitez seulement les fortes averses annoncées sur un terrain en pente : l’eau peut entraîner les granulés avant qu’ils ne se délitent.
La mi-octobre dans la plupart des régions, la fin octobre dans le Midi et sur la façade atlantique. Au-delà, le sol devient trop froid pour qu’un engrais organique se libère avant l’hiver. Passé cette date, mieux vaut attendre mars que d’épandre un engrais qui ne servira pas.

