Quel engrais pour les bambous ? Un engrais riche en azote, comme pour un gazon : le bambou est une graminée, et ses cannes comme ses feuilles se fabriquent avec de l’azote. Deux apports par an en pleine terre, trois en bac, suffisent à obtenir des chaumes plus nombreux, plus hauts et un feuillage dense et vert. Voici les doses, le calendrier et les gestes qui font la différence.
Le bambou, une graminée gourmande
Un bambou produit chaque printemps une génération de nouvelles cannes, qui atteignent leur hauteur définitive en quelques semaines. Cette poussée puise dans les réserves des rhizomes, constituées l’année précédente grâce au feuillage. Plus le feuillage est nourri, plus les réserves sont grandes, plus les cannes de l’année suivante sont hautes.
L’azote est donc l’élément central. La potasse renforce les cannes et la résistance au froid ; le magnésium entretient le vert du feuillage, surtout en bac, où il est lessivé par les arrosages. Un bambou qui pâlit, dont les feuilles jaunissent entre les nervures, manque le plus souvent d’azote ou de magnésium : bambou qui jaunit fait le tri des causes.
Quel engrais pour les bambous : la formule d’un gazon
Notre engrais haies et bambous, utilisable en agriculture biologique, apporte un azote entièrement organique, libéré sur deux à trois mois, avec de la potasse et du phosphore en appoint. Il nourrit les bambous de la même façon qu’un engrais de printemps nourrit une pelouse, sans risque de brûlure sur les rhizomes superficiels.
Le sang séché rend le même service de façon plus rapide, pour relancer un bambou pâle en quelques semaines. La corne broyée, plus lente, convient à la plantation. Un engrais gazon de printemps fait aussi l’affaire ; les engrais naturels pour le gazon sont passés en revue dans engrais naturel pour le gazon.
Doses et calendrier
| Situation | Dose par apport | Quand |
|---|---|---|
| Bambou en pleine terre, touffe ou haie | 50 g par m² (une grosse poignée) | Mars, puis juin |
| Bambou traçant installé | 50 g par m² sur toute la zone colonisée | Mars, puis juin |
| Bambou en bac | 10 g par 10 cm de diamètre de bac | Mars, mai et juillet |
| Plantation | 50 g par plant, mélangés à la terre, plus du compost | Printemps de préférence |
| Bambou pâle | Dose normale plus 30 g de sang séché par m² | Dès que le sol se réchauffe |
Le premier apport se fait en mars, juste avant la sortie des nouvelles cannes : c’est lui qui nourrit la pousse de l’année. Le second, en juin, soutient le feuillage qui constitue les réserves. Aucun apport après août : les cannes doivent durcir avant l’hiver.
Les gestes qui comptent
- Épandez l’engrais sur toute la surface occupée par les rhizomes, pas seulement au pied des cannes visibles.
- Griffez légèrement, sans blesser les rhizomes, qui courent à quelques centimètres sous la surface.
- Arrosez copieusement. Un bambou a soif, surtout en bac et pendant la sortie des cannes.
- Laissez les feuilles mortes au pied : elles restituent de la silice et de l’azote, et protègent les rhizomes.
Bambou en pot : plus souvent, moins à la fois
En bac, le substrat s’épuise vite et les arrosages quotidiens lessivent l’engrais. Trois apports, en mars, en mai et en juillet, de 10 g par 10 cm de diamètre, donnent de meilleurs résultats qu’un seul gros apport. Arrosez toujours avant de fertiliser, et paillez la surface pour limiter l’évaporation.
Un bambou en bac manque aussi souvent de magnésium : les feuilles jaunissent entre les nervures, qui restent vertes. Un apport de sel d’Epsom, une cuillère à soupe pour 10 litres d’eau, règle le problème en quelques semaines. Rempotez ou divisez la touffe tous les trois ans : un bambou à l’étroit ne pousse plus, quel que soit l’engrais.
Engrais maison pour bambou : ce qui marche
Les tontes de gazon, riches en azote, font un bon paillage nourricier au pied d’un bambou, en couche fine et renouvelée. Le compost mûr, deux ou trois centimètres chaque automne, entretient le sol. Le marc de café apporte un peu d’azote, mais en quantité trop faible pour nourrir un bambou à lui seul. Le fumier frais, lui, brûle les rhizomes : compostez-le d’abord.
En résumé
Un bambou se nourrit comme un gazon : un engrais organique riche en azote, 50 g par m² en mars puis en juin, trois petits apports en bac, et de l’eau. Ce besoin le distingue des autres plantes de haie, dont les engrais sont comparés dans quel engrais pour une haie. Pour un palmier ou un bananier, qui réclament surtout de la potasse, voyez quel engrais pour un palmier.
Questions fréquentes
En mars, juste avant la sortie des nouvelles cannes, puis en juin pour soutenir le feuillage. En bac, ajoutez un apport en mai. Rien après la fin août : les cannes de l’année doivent durcir avant les premiers froids, et un bambou nourri tard supporte moins bien le gel.
Oui, un engrais gazon de printemps, organique et riche en azote, nourrit très bien un bambou, à la même dose de 50 g par m². Évitez les engrais gazon « anti-mousse » ou désherbants, qui contiennent des produits sans rapport avec la nutrition. L’engrais haies et bambous apporte en plus un peu de potasse pour la solidité des cannes.
Souvent, mais pas seulement. Les premières années, un bambou produit des cannes fines quoi qu’il arrive : le diamètre augmente avec l’âge des rhizomes. Ensuite, le manque d’eau pendant la sortie des cannes, en avril et mai, limite leur taille autant qu’un sol pauvre. Nourrissez en mars et arrosez beaucoup au printemps.
Arrosez d’abord, abondamment, puis apportez 10 g d’engrais par 10 cm de diamètre de bac. Si les feuilles jaunissent entre les nervures, ajoutez une cuillère à soupe de sel d’Epsom dans 10 litres d’eau d’arrosage. Si rien ne change en un mois, le bambou est sans doute à l’étroit : divisez-le ou rempotez-le dans un bac plus grand.
Oui, mais sur toute la zone où courent ses rhizomes, pas seulement au pied des cannes. Si vous voulez limiter son extension, nourrissez-le peu et installez une barrière anti-rhizomes. Un bambou traçant bien nourri colonise plus vite ; un bambou affamé se dégarnit au centre et pousse en périphérie.

