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orties fraîches pour préparer le purin d'ortie, à utiliser au bon dosage

Dosage du purin d’ortie : arrosage, pulvérisation et fréquence

Table des matières

Le dosage du purin d’ortie tient en deux chiffres : 10 % en arrosage au pied, soit 1 litre de purin pour 10 litres d’eau, et 5 % en pulvérisation sur le feuillage. Pur, il brûle les racines et les feuilles. Voici les doses usage par usage, le rythme à suivre et le moment où il faut arrêter.

Dosage du purin d’ortie : le tableau

UsageDilutionPour 1 litre d’eauPour un arrosoir de 10 litresRythme
Arrosage au pied, plantes en croissance10 %100 ml1 litreTous les quinze jours
Pulvérisation sur le feuillage5 %50 ml0,5 litreTous les quinze jours
Jeunes plants, repiquage, plantes en pot5 %50 ml0,5 litreUne à deux fois
Activation du compostPurÀ chaque couche sèche

Ces doses valent pour un purin maison préparé de façon classique : 1 kg d’orties fraîches pour 10 litres d’eau, fermentées 7 à 15 jours. Pour les purins du commerce, suivez l’étiquette : la concentration varie d’un fabricant à l’autre. La préparation est décrite pas à pas dans notre article sur les extraits fermentés.

Un purin maison n’a jamais deux fois la même force. Lors de la première utilisation d’une nouvelle cuvée, restez en dessous de ces doses et observez la réaction des plantes pendant une semaine.

Arrosage ou pulvérisation : deux usages, deux dilutions

En arrosage, un engrais azoté rapide

Dilué à 10 %, le purin d’ortie apporte de l’azote sous une forme vite disponible. Il soutient le démarrage des cultures et la pousse des feuilles. Arrosez au pied, sur un sol déjà humide : sur une terre sèche, la solution se concentre autour des racines. Comptez un à deux litres de solution par plant de légume développé.

En pulvérisation, un stimulant

Dilué à 5 %, il se pulvérise sur le feuillage comme stimulant de croissance. Filtrez-le finement pour ne pas boucher la buse. Traitez le matin ou le soir, jamais en plein soleil ni avant une pluie. Sur des feuilles déjà abîmées ou sur de très jeunes semis, abstenez-vous.

Pour quelles plantes, et jusqu’à quand

Le purin d’ortie profite aux plantes dont on attend des feuilles et des tiges :

  • Les légumes feuilles : salades, choux, poireaux, épinards, blettes, pendant toute leur croissance.
  • Les légumes fruits jeunes : tomates, courges, courgettes, aubergines, de la plantation aux premières fleurs.
  • Les arbustes, rosiers et vivaces, au printemps, pour relancer la pousse.

Dès la floraison des légumes fruits, arrêtez l’ortie. Trop d’azote à ce stade donne du feuillage au détriment des fruits. Le relais se prend avec un apport riche en potasse, par exemple le purin de consoude, qui se dose à 50 ml par litre en arrosage d’après sa fiche. Le calendrier est détaillé dans purin de consoude pour les tomates.

Certaines cultures n’en ont pas besoin :

  • Pois, haricots et fèves fixent eux-mêmes l’azote de l’air.
  • Ail, oignon et échalote se conservent moins bien quand ils reçoivent trop d’azote.
  • Carottes, radis et betteraves font des feuilles plutôt que des racines.

Sur les arbustes et les rosiers, cessez les apports fin juillet. Les pousses tardives, encore tendres, résistent mal aux premières gelées.

À quelle fréquence l’apporter

Un apport tous les quinze jours suffit pendant la période de croissance, d’avril à juillet selon les cultures. Rapprocher les arrosages n’accélère rien : l’excès d’azote donne des tissus mous, gorgés d’eau, plus sensibles aux pucerons et aux maladies. Trois à cinq apports par culture couvrent en général le besoin.

Le purin d’ortie reste un complément. Il n’apporte presque pas de phosphore et peu de potasse. Dans un sol pauvre, il s’ajoute à une fumure de fond, compost ou engrais organique complet. Les matières à associer sont passées en revue dans notre guide pour choisir un engrais naturel.

Purin d’ortie trop macéré ou trop concentré : que faire

La fermentation est terminée quand plus aucune bulle ne remonte au brassage. C’est le moment de filtrer. Au-delà, le purin entre en putréfaction : l’odeur devient très forte et la composition change.

  • Un purin trop macéré n’est pas perdu. Réservez-le à l’arrosage au pied, dilué à 5 % plutôt qu’à 10 %, ou versez-le sur le compost. Évitez-le en pulvérisation.
  • Un purin trop concentré (plus d’orties que prévu, ou eau évaporée) se rattrape à la dilution : coupez-le davantage.
  • Une dose trop forte déjà versée se corrige par un arrosage abondant à l’eau claire, qui dilue la solution dans le sol.

Filtré, le purin se conserve plusieurs mois dans des bidons opaques, fermés et pleins, au frais et à l’abri de la lumière.

En résumé

Retenez 100 ml par litre d’eau en arrosage et 50 ml en pulvérisation, tous les quinze jours, sur un sol humide et hors du soleil. Arrêtez dès la floraison des légumes fruits et passez à la potasse. Le purin pur ne sert qu’à activer le compost : notre article sur les activateurs de compost explique pourquoi.

Questions fréquentes

Comptez 100 ml de purin pour 1 litre d’eau en arrosage au pied, et 50 ml pour 1 litre en pulvérisation sur le feuillage. Pour les jeunes plants et les plantes en pot, restez à 50 ml par litre, même en arrosage. Un verre doseur de cuisine ou un bouchon gradué suffit pour mesurer ces volumes.

Pas sur les plantes. Pur, il est trop concentré : il brûle les racines en arrosage et les feuilles en pulvérisation. Le seul usage du purin non dilué est l’activation du compost. Versé sur une couche de matières sèches, comme des feuilles mortes ou de la paille, il leur apporte l’azote qui leur manque pour se décomposer.

Non. Cette idée vient d’un débat réglementaire des années 2000 sur la vente des préparations naturelles. Aujourd’hui, l’ortie figure dans la liste française des substances naturelles à usage biostimulant. Vous pouvez fabriquer du purin d’ortie pour votre jardin, en acheter et l’utiliser. Les produits du commerce portent une étiquette qui précise leurs doses d’emploi.

Jusqu’à l’apparition des premières fleurs. De la plantation à ce stade, deux ou trois arrosages à 10 %, espacés de quinze jours, soutiennent la croissance du plant. Ensuite, la tomate a surtout besoin de potasse pour former et mûrir ses fruits. Poursuivre l’ortie donnerait un feuillage abondant et une récolte tardive.

Oui. Les deux se complètent : l’ortie apporte surtout de l’azote, la consoude surtout de la potasse. Beaucoup de jardiniers les mélangent à parts égales au moment où les légumes fruits commencent à fleurir. Gardez la même dilution finale, soit 100 ml de mélange par litre d’eau au maximum en arrosage.

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