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entretien d'un bonsaï : un homme soigne un grand arbre en pot, au jardin

Entretien d’un bonsaï : arrosage, engrais, taille, rempotage

Table des matières

L’entretien d’un bonsaï tient en cinq gestes : le placer à la bonne lumière, l’arroser quand son substrat commence à sécher, le nourrir pendant la pousse, le tailler pour garder sa forme et le rempoter tous les deux à cinq ans. Aucun n’est difficile. Tous demandent de la régularité, et de savoir d’abord quel arbre on a entre les mains.

D’abord, savoir quel arbre vous avez

Un bonsaï n’est pas une espèce. C’est un arbre ordinaire, cultivé en pot et maintenu petit par la taille. Il garde donc les besoins de son espèce. La première cause d’échec est de se tromper d’emplacement.

  • Les bonsaïs d’extérieur sont des arbres de climat tempéré : érable, orme, charme, pin, genévrier, olivier. Ils ont besoin des saisons et du froid de l’hiver. Dans une maison chauffée, ils s’épuisent en quelques mois.
  • Les bonsaïs d’intérieur sont des espèces tropicales ou subtropicales, qui ne supportent pas le gel : ficus, carmona, sageretia. Ils vivent dans la maison, près d’une fenêtre.

Si vous ne savez pas ce que vous possédez, commencez par là. Nous détaillons les espèces de la maison dans bonsaï d’intérieur, le plus répandu d’entre eux dans bonsaï ficus, et un classique du jardin dans bonsaï olivier.

L’emplacement : la lumière avant tout

Un arbre fabrique sa nourriture avec la lumière. Dehors, la plupart des bonsaïs demandent le plein soleil le matin et une ombre légère aux heures chaudes de l’été. Dedans, placez l’arbre à moins d’un mètre d’une fenêtre bien exposée, loin des radiateurs.

Tournez le pot d’un quart de tour chaque semaine pour que toutes les faces reçoivent la lumière. En hiver, abritez du gel les pots des espèces d’extérieur : les racines y sont plus exposées qu’en pleine terre.

L’arrosage : quand le substrat commence à sécher

N’arrosez jamais à jour fixe. Enfoncez un doigt d’un centimètre dans le substrat : s’il est encore humide, attendez ; s’il est sec, arrosez. Versez alors l’eau en pluie fine sur toute la surface, jusqu’à ce qu’elle s’écoule par les trous du pot.

En été, un arbre en plein soleil peut demander un arrosage par jour, parfois deux. En hiver, un par semaine suffit souvent. Un arrosoir à long bec permet d’arroser sans déplacer le substrat. Tous les détails sont dans arrosage du bonsaï.

L’engrais : peu, mais souvent

Le substrat d’un bonsaï est presque inerte, et chaque arrosage entraîne ce qu’il contient. Sans engrais, l’arbre jaunit et s’affaiblit en une saison. Nourrissez-le du débourrement à la chute des feuilles, jamais en hiver s’il vit dehors.

Notre gamme suit ce rythme : un engrais bonsaï de printemps pour la pousse, puis un engrais bonsaï d’automne, pauvre en azote, pour mûrir le bois. Comptez 5 g par 10 cm de longueur de pot, toutes les six semaines. Le calendrier complet figure dans quel engrais pour un bonsaï.

La taille et la ligature : garder la forme

Sans taille, un bonsaï redevient un arbre. La taille d’entretien raccourcit les pousses qui dépassent de la silhouette, plusieurs fois par an. La taille de structure, plus rare, supprime des branches entières pour dessiner l’arbre.

Il faut des lames fines et très affûtées, comme les ciseaux à bonsaï Okatsune : une coupe nette cicatrise vite. Les gestes sont expliqués dans comment tailler un bonsaï. Pour orienter les branches, on les entoure d’un fil d’aluminium : c’est l’objet de notre guide du ligaturage.

Le rempotage et le substrat

En deux à cinq ans, les racines remplissent le pot et le substrat se tasse. L’eau ne pénètre plus, l’arbre s’essouffle. Le rempotage, au début du printemps, consiste à raccourcir les racines et à renouveler le substrat, le plus souvent dans le même pot. La méthode est décrite dans rempoter un bonsaï.

Un bonsaï ne se cultive pas dans un terreau ordinaire, qui garde trop d’eau. Il lui faut un mélange de granulats minéraux, drainant et aéré. Les recettes sont dans quel terreau pour un bonsaï.

L’entretien du bonsaï au fil des saisons

SaisonBonsaï d’extérieurBonsaï d’intérieur
Fin d’hiverRempotage si nécessaire, taille de structureRempotage au printemps, quand la pousse reprend
PrintempsEngrais dès le débourrement, taille d’entretien, arrosages plus fréquentsEngrais toutes les deux à six semaines selon sa forme, taille des pousses
ÉtéArrosage quotidien, ombre légère, engrais à demi-doseSortie possible au jardin, à mi-ombre
AutomneEngrais pauvre en azote jusqu’à la chute des feuillesRetour à l’intérieur avant les nuits fraîches
HiverPas d’engrais, arrosage réduit, pot protégé du gelLumière maximale, arrosage surveillé, engrais espacé

Quand quelque chose ne va pas

Un bonsaï prévient avant de mourir. Des feuilles qui jaunissent puis tombent signalent le plus souvent un problème d’eau ou de lumière, rarement une maladie. Avant tout traitement, vérifiez l’emplacement et l’arrosage. Les causes et les remèdes sont passés en revue dans mon bonsaï perd ses feuilles.

En résumé

Identifiez l’espèce, donnez-lui la lumière qu’elle réclame, arrosez au toucher et non au calendrier, nourrissez pendant la pousse, taillez régulièrement et rempotez tous les deux à cinq ans. Le reste est affaire d’observation : un bonsaï regardé chaque jour pose rarement de problème.

Questions fréquentes

Non, à condition de choisir une espèce adaptée à l’endroit où il vivra. Un ficus dans une pièce lumineuse ou un orme sur un balcon tolèrent les erreurs de débutant. La difficulté vient du petit volume du pot, qui laisse peu de réserve d’eau : c’est la régularité de l’arrosage qui fait la réussite.

Quelques jours, pour le montrer, pas davantage. Un érable, un pin ou un genévrier ont besoin de la lumière du dehors, de l’air qui circule et du repos de l’hiver. Dans un salon, ils manquent de lumière, souffrent de l’air sec et ne se reposent jamais. Ils dépérissent en quelques mois, sans cause apparente.

Aussi longtemps que l’arbre de son espèce, parfois davantage, car il est soigné. Certains bonsaïs japonais ont plusieurs siècles. Un ficus ou un orme acheté jeune peut accompagner son propriétaire toute une vie. La culture en pot ne raccourcit pas la vie de l’arbre, à condition de le rempoter et de le nourrir.

Ce n’est pas indispensable. La vaporisation rafraîchit le feuillage et le dépoussière, mais elle ne remplace jamais l’arrosage et n’augmente l’humidité que quelques minutes. À l’intérieur, une soucoupe large remplie de graviers humides, sous le pot, est plus efficace. Évitez de mouiller les feuilles en plein soleil ou le soir.

Confiez-le à quelqu’un qui l’arrosera, en lui montrant le geste. Pour une absence courte, placez-le à l’ombre, à l’abri du vent, sur un tapis de graviers humides. Un arrosage automatique au goutte-à-goutte convient aux absences plus longues. Ne laissez jamais le pot tremper dans une soucoupe pleine d’eau.

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